Un retour aux sources pour la nouvelle doyenne Lucie Thibault

Publié le lundi 3 décembre 2018

Doyenne Lucie Thibault

« Les étudiantes et étudiants sont notre raison d’être, et je pense qu’il s’agit d’un aspect important de ces fonctions », dit Lucie Thibault en parlant de son nouveau poste de doyenne de la Faculté des sciences de la santé.

De Linda Scales

En acceptant le poste de doyenne de la Faculté des sciences de la santé, Lucie Thibault, Ph.D., a effectué un retour aux sources. Celle qui a étudié l’éducation physique à l’Université d’Ottawa dans les années 1980 a aussi enseigné cinq ans à ce qui est aujourd’hui l’École des sciences de l’activité physique, pas très loin du quartier – Vanier – où elle a grandi. 
« J’ai pris la bonne décision. L’Université m’attirait parce qu’elle est consciente de son rôle dans l’enseignement supérieur au Canada », dit-elle, se réjouissant que l’établissement favorise tant l’enseignement que la recherche dans l’affectation des ressources.

Avant son entrée en fonction le 1er juillet 2018, Lucie Thibault a travaillé 16 ans à l’Université Brock, dont deux ans et demi comme vice-doyenne par intérim. En quelque 30 ans de carrière, elle a enseigné la théorie organisationnelle, l’éthique dans le sport, la mondialisation du sport, la gouvernance et les politiques ainsi que les questions sociales dans le milieu sportif. 

Une universitaire dans l’âme

« Quand j’ai commencé mon baccalauréat, je ne me destinais pas à une carrière de prof d’éducation physique », dit-elle en parlant de son parcours professionnel. « La natation et le sauvetage ont été mes portes d’entrée dans le sport. » 
Un stage de quatrième année à Natation Canada a contribué à sa décision de poursuivre ses études aux cycles supérieurs, ce qu’elle a fait à l’Université de l’Alberta.

Le milieu universitaire, où elle pouvait marier facilement la recherche et l’enseignement, et côtoyer des personnes actives qui s’intéressaient à la politique du sport, l’attirait tout particulièrement. « C’était parfait pour moi. Je pouvais donner mes cours de kinésiologie en chaussures de sport, et c’est ce qui me permettait le plus de continuer de me sentir comme une étudiante », dit-elle à la blague. 

Une mine d’or

À son arrivée à la Faculté, Lucie Thibault a eu le plaisir de découvrir une équipe qu’elle qualifie de « mine d’or », répartie entre cinq écoles : sciences de la santé interdisciplinaires, sciences infirmières, sciences de la nutrition, réadaptation et sciences de l’activité physique. Elle croit que son rôle, comme doyenne, est d’encourager une croissance en recherche mesurable non seulement au nombre de publications et de subventions, mais aussi aux effets de la recherche sur la promotion de la santé. Pour elle, l’enseignement est également au cœur des activités de la Faculté et doit être axé sur l’étudiant.  

« Si nos étudiants sont satisfaits, nous aurons des diplômés satisfaits », dit-elle, ajoutant que ces derniers seront peut-être eux-mêmes en position d’aider la jeune génération plus tard et de superviser des étudiants qui ont besoin d’un stage ou d’un superviseur. « Pour moi, c’est une boucle », dit-elle.

Lucie Thibault s’est aussi donné le défi de resserrer les liens au sein de sa faculté. « Notre faculté est éparpillée sur trois campus : le pavillon Roger-Guindon sur le chemin Smyth, le campus Lees et le campus principal », dit-elle à propos de la structure actuelle, source d’importants problèmes de communication. « Je suis convaincue que des professeurs de sciences infirmières et de kinésiologie pourraient se croiser sur le trottoir sans savoir qu’ils appartiennent à la même faculté! » Le renforcement de la communication et de la collaboration est important pour la cohésion de la Faculté.

En revenant à l’Université d’Ottawa, Lucie Thibault souhaite « faire une contribution au leadership de cette faculté ». De toute évidence, c’est déjà commencé. 

 

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